Un nouveau record pour Vénus Williams à l’Open d’Australie 2026

Venus Williams a marqué l’histoire lors de l’Open d’Australie en devenant la joueuse la plus âgée à disputer un match de simple dans le tableau principal, à 45 ans, grâce à une invitation. Classée 576e mondiale, la septuple lauréate de tournois du Grand Chelem a livré un combat intense au premier tour face à la Serbe Olga Danilovic, finalement battue 6-7 (5), 6-3, 6-4 après 2 h 17 de jeu. Williams avait pourtant pris une avance prometteuse de 4-0 dans le troisième set avant de voir son adversaire remporter six jeux consécutifs.

Malgré la défaite, l’Américaine s’est montrée souriante et fière de sa performance, soulignant ses progrès match après match depuis son retour sur le circuit. Elle a notamment offert au public un jeu de service mémorable de plus de 14 minutes à 4-4 dans le set décisif, sauvant plusieurs balles de break. Venus Williams, qui disputait son 22e Open d’Australie, a rappelé qu’elle était encore en phase de réapprentissage après sa longue absence. Elle poursuivra le tournoi en double avant de décider de la suite de sa saison 2026, déterminée à continuer à avancer.

Arthur Cazaux forfait à l’Open d’Australie, mais repart avec plus de 40 000 €

Arthur Cazaux a déclaré forfait pour l’Open d’Australie, à seulement un jour du début du tournoi, en raison d’une petite déchirure au tendon du coude droit, contractée lors du tournoi de Brisbane. Malgré son retrait, le Français, classé 67e mondial, touchera environ 43 000 euros, soit la moitié de la prime du premier tour, les joueurs étant rémunérés une fois le tableau principal publié.

Cazaux a expliqué avoir tout tenté pour être prêt, sans succès, privilégiant désormais la guérison. Il sera remplacé dans le tableau par le lucky loser Alexander Blockx, qui disputera son premier tableau final en Grand Chelem. Finaliste surprise en 2024 jusqu’en huitièmes à Melbourne, Cazaux manquera un tournoi qui lui avait servi de révélateur.

Open d’Australie – Jour 1 : Sabalenka et Williams sous le feu des projecteurs

La première journée de l’Open d’Australie 2026 démarre fort avec plusieurs têtes d’affiche à l’honneur. La numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka ouvre son tournoi face à Tiantsoa Rakotomanga Rajaonah, une jeune Française prometteuse, tandis que Venus Williams, à 45 ans, fait sensation en affrontant Olga Danilovic dans ce qui sera l’un des matchs les plus marquants du jour.

Parmi les autres rencontres importantes, Jasmine Paolini défiera Aliaksandra Sasnovich, Elina Svitolina sera opposée à Cristina Bucsa et Emma Raducanu affrontera Mananchaya Sawangkaew dans leurs premiers tours respectifs.

Du côté des hommes, Carlos Alcaraz, actuel numéro 1 mondial, fera ses débuts contre Adam Walton lors de la session de nuit à la Rod Laver Arena, aux côtés de Sabalenka.

Les rencontres du 1er jour de la compétition débuteront ce dimanche 18 janvier à 1 heure du matin heure française.

Sinner surpris par un amateur au One Point Slam avant l’Australian Open

sinner one point slam open d'australie amateur

Jannik Sinner a vécu une sortie de scène aussi improbable qu’inattendue au tournoi d’exhibition One Point Slam qui précède l’Open d’Australie : le n° 2 mondial a été battu par un amateur, Jordan Smith, dans ce format unique où chaque “match” se décide sur un seul point.

Sinner, exempté du premier tour, avait d’abord éliminé un autre pro avant de voir sa seule tentative de service toucher le filet contre Smith, originaire de Nouvelle-Galles du Sud.

Et Smith ne s’est pas arrêté là. Porté par son exploit, l’Australien a ensuite enchaîné les victoires jusqu’à remporter le tournoi, empochant au passage un million de dollars. Une soirée qui va définitivement changé la vie du joueur amateur.

Federer, coach idéal d’Alcaraz ? Wilander y croit

Mats Wilander estime que Roger Federer serait le coach parfait pour Carlos Alcaraz, après la fin de la collaboration entre l’Espagnol et Juan Carlos Ferrero. Sur TNT Sports, le Suédois s’est dit comme tout le monde surpris par cette séparation, et qu’ils paraissaient parfaits l’un pour l’autre. Mais il est convaincu qu’Alcaraz est désormais assez mûr pour avancer avec un coach différent.

Pour l’ancien champion suédois, l’Espagnol gagnerait à s’entourer d’une voix d’un ancien vainqueur de Grand Chelem au style différent de celui de Ferrero — et selon lui, Federer coche toutes les cases. Wilander pense que le Suisse pourrait aider Alcaraz sur les aspects de jeu où il est moins à l’aise, faisant de lui le coach “parfait” pour l’avenir.

Reste à savoir si le Suisse est prêt à revenir jouer les premiers rôles sur le circuit, mais cette fois dans les tribunes.

(via TNT Sports)

Les leçons de l’US Open 2022

us open 2022 3 sets gagnants Alcaraz Swiatek

L’édition 2022 de l’US Open vient de se terminer, et l’heure est venue de tirer les premières conclusions de la quinzaine new-yorkaise.

Alcaraz brûle encore les étapes

Difficile de ne pas commencer cette liste sans parler du vainqueur masculin. A tout juste 19 ans, Carlos Alcaraz a réalisé un coup double historique en remportant son premier Grand Chelem et en atteignant la place de numéro un mondial pour la première fois de sa carrière.

S’il n’a pas eu à disposer de joueurs du top 10 avant la finale, son parcours n’a pour autant pas été un fleuve tranquille. En témoigne son nombre d’heures passées sur les courts : 23 heures et 39 minutes, un record en Grand Chelem depuis le début de l’ère Open.

Son match marathon en quarts de finale contre Jannik Sinner a largement contribué à gonfler ce chiffre, et montre aussi que Carlos Alcaraz n’a pas dominé cet US Open 2022. En sauvant une balle de match face à l’italien, il a dû davantage puiser dans ses capacités physiques et mentales que dans son jeu pour vaincre ses adversaires.

Ce premier grand succès en Grand Chelem va avoir un rôle déterminant dans la suite de la carrière du protégé de Juan Carlos Ferrero, et va lui permettre de travailler sereinement sur de nouveaux axes de progression. “Carlito” a largement dépassé toutes les attentes qui reposaient sur lui en début d’année. Son objectif principal de saison étant de remporter un tournoi de catégorie 500…

Swiatek, réelle patronne du tennis féminin

Malgré une saison 2022 remarquable – marquée par une série record de 37 victoires d’affilée – Iga Swiatek ne faisait pas office de grande favorite pour le titre à New-York. Un été en demi-teinte et une marge de progression sur surface dure en étaient les principales raisons.

Si la numéro une mondiale a facilement disposé de ses adversaires en première semaine, elle a dû s’extirper de situations plus compliquées dès les huitièmes de finale. Elle perd un set à ce stade de la compétition face à Jule Niemeier et un autre en demi contre Aryna Sabalenka.

En s’imposant en 2 sets en finale face à Ons Jabeur, Iga Swiatek confirme son statut de numéro une mondiale, qu’elle occupe depuis la retraite d’Ashleigh Barty en mars dernier. C’est aussi la première fois depuis 2016 qu’une joueuse remporte 2 Grand Chelem en une saison (Angelique Kerber à l’Open d’Australie et à l’US Open). Plus qu’un titre, cet US Open représente une réelle prise de pouvoir d’Iga Swiatek sur le circuit féminin.

Kyrgios a-t-il manqué la chance de sa vie ?

“Qu’est-ce que je peux faire de plus? J’ai essayé de m’investir à fond, je me suis engagé à 100% pendant ces 2 semaines. C’est beaucoup à supporter mentalement”. Ces mots prononcés par Nick Kyrgios après sa finale perdue à Wimbledon face à Novak Djokovic illustre bien ce que représente une victoire en Grand Chelem. Pourtant, si la désillusion était grande en juillet dernier pour le natif de Canberra, il n’aurait pu imaginer un meilleur scénario avant de disputer son quart de finale de l’US Open 2022.

En effet, à ce stade de la compétition, l’Australien était tout simplement devenu le favori des bookmakers pour le titre. Après les éliminations de Medvedev et de Nadal en huitièmes, il ne restait plus de vainqueur de Grand Chelem en compétition. Et seuls 3 des 8 quarts de finaliste avaient déjà disputé une finale de Grand Chelem, à savoir Casper Ruud, Matteo Berrettini et Nick Kyrgios lui-même.

Alors quand ce dernier perd en quarts face à Karen Khachanov en 5 sets très accrochés, on peut penser qu’il a manqué sa plus belle opportunité de gagner un tournoi du Grand Chelem. En conférence de presse, la déception était grande chez Kyrgios, mais il a souligné l’importance que revêtait ce type de tournoi.

Après des années difficiles sur le circuit professionnel, cette saison semble avoir eu un impact considérable sur l’état d’esprit et le mental de Kyrgios. Son attitude ainsi que sa communication montrent qu’il peut maintenant capitaliser sur ses récentes victoires pour remporter un titre majeur.

L’US Open 2022 : le dernier tournoi de Serena ?

L’événement de cet US Open était déjà connu avant même que les premiers tours ne débutent. En annonçant sa retraite imminente en août dernier dans le magazine Vogue, Serena Williams avait affolé la planète tennis. Les spectateurs se sont rués sur les dernières places disponibles pour la première semaine du tournoi, et les revendeurs ont pu spéculer sur leurs précieux billets.

Personne ne voulait rater le dernier match de la star américaine, que ce soit en tribune ou à la télévision. Pour son dernier premier tour à l’US Open, tous les éléments étaient réunis pour un spectacle dépassant le tennis. En témoigne la tenue pailletée de Serena, ou encore la cérémonie qui s’est tenue suite à sa victoire.

Mais son parcours en a surpris plus d’un, en se hissant au troisième tour après avoir éliminé la numéro 2 mondiale. Serena Williams a sûrement elle-même été surprise par ses performances, et on doute que ces victoires – et même sa défaite en trois sets face à Alja Tomljanovic – ont ravivé son envie de compétition.

Il est donc difficile d’affirmer qu’on ne reverra plus la joueuse américaine sur le circuit professionnel. Elle-même a affirmé son souhait de rester vague sur la suite de sa carrière, ainsi que sur une éventuelle nouvelle participation à l’US Open. En témoigne également son passage dans l’émission de Jimmy Fallon, où elle se verrait bien suivre les traces de Tom Brady.

 

Crédit photo,  Constantin

Evonne Goolagong fête ses 70 ans

Evonne Goolagong 70 ans Wimbledon

Septuple vainqueur en Grand Chelem, Evonne Goolagong fête aujourd’hui ses 70 ans. Si les fans de tennis d’aujourd’hui ne connaissent pas son nom, elle fut pourtant une des premières grandes joueuses de l’ère Open.

Evonne Goolagong, coincée entre 2 générations

La joueuse australienne qui souffle sa soixante-dixième bougie aujourd’hui compte un des palmarès les plus étoffés du tennis moderne. Avec 7 victoires en Grand Chelem – dont 4 à l’Open d’Australie – elle est à la même hauteur de Justine Hénin et de Venus Williams.

Mais sa prestigieuse carrière est quelque peu éclipsée par les joueuses auxquelles elle doit faire face. En effet, lorsque Evonne Goolagong se lance sur le circuit, sa compatriote Margaret Court et l’américaine Billie Jean King dominent alors le circuit féminin.

Elle se fait néanmoins une place en remportant son premier Grand Chelem en France à Roland Garros, dans un tableau relativement ouvert. Elle confirme son entrée dans l’élite du tennis en remportant le mois suivant son premier Wimbledon face à Margaret Court.

Malgré de nombreuses finales en Grand Chelem – elle en dispute 18 au total – elle doit attendre presque 3 ans pour soulever l’Open d’Australie, face à une joueuse de la nouvelle génération : Chris Evert. Cette dernière sera avec Martina Navratilova le plus grand obstacle d’Evonne dans la seconde partie des années 70.

Une joueuse symbole d’un tennis professionnel nouveau

En disputant son premier Open d’Australie en 67, Evonne Goolagong a effectue la quasi-totalité de sa carrière sous l’ère Open. Son jeu était d’ailleurs proche du jeu actuel sur le circuit, à savoir un jeu en fond de court avec peu de service-volée (qui était la norme à l’époque).

Si le tennis était bien professionnel à cette époque, il subsistait cependant quelques zones grises dans son organisation. Evonne Goolagong, ainsi que Jimmy Connors en font les frais lors de Roland Garros 74. Philippe Chatrier, alors président de la Fédération Française de Tennis, décide de les exclure de la compétition car ces joueurs participaient au World Team Tennis.

Ce circuit parallèle garantissait des dotations importantes à ses participants, et était perçu comme une compétition concurrente par certains Grand Chelem. Privée seulement de l’édition de 74, Evonne Goolagong ne retournera cependant pas à la Porte d’Auteuil avant 83, année où elle se retire du circuit.

Une reconnaissance tardive

Face à une rude concurrence pendant toute sa carrière, Evonne Goolagong n’a pas été sous les feux des projecteurs comme l’ont pu l’être ses plus grands adversaires. L’attribution de sa place de numéro une mondiale en 2007 – 24 ans après la fin de sa carrière – est l’une des preuves de cette reconnaissance tardive.

Après sa retraite, le tennis australien a eu du mal à trouver une relève à sa hauteur. Il faudra attendre 3 décennies pour revoir une australienne soulever un Grand Chelem, à savoir Samantha Stosur à l’US Open. Mais l’héritière d’Evonne Goolagong se trouve peut-être en la personne de Ashleigh Barty, numéro une mondiale et récente gagnante à Wimbledon.

Aujourd’hui Evonne Goolagong compte parmi les légendes du tennis australien, à tel point que certains militent pour qu’un court soit à son nom dans l’enceinte de l’Open d’Australie. Suite à des propos homophobes de Margaret Court, Martina Navratilova et John McEnroe ont souhaité que la Margaret Court Arena soit renommée en hommage à Evonne.

Sources :

https://www.tennisfame.com/hall-of-famers/inductees/evonne-goolagong

https://www.theguardian.com/sport/2020/jan/28/martina-navratilova-takes-fight-on-court-for-name-change-to-evonne-goolagong-arena

https://www.francetvinfo.fr/sports/les-rois-maudits-de-roland-garros_4534653.html

Crédit photo: Wimbledon Youtube

Et si Daniil Medvedev créait la surprise à Roland Garros?

Daniil Medvedev Roland Garros

Réputé peu habile sur terre battue, Daniil Medvedev ne fait pas figure de favori pour soulever la Coupe des Mousquetaires cette année. Mais le joueur russe pourrait défier tous les pronostics en réalisant un parcours inattendu.

Medvedev à la conquête de la terre battue

Ce lundi, Daniil Medvedev a enfin su réparer une anomalie pour un numéro 2 mondial : remporter un premier tour porte d’Auteuil. Après 4 participations au Grand Chelem français, le joueur russe restait sur 4 échecs dès le début du tournoi, dont 3 face à des français.

Cette année, c’est face à Alexander Bublik qui rompt cette mauvaise série. Le joueur kazakh classé 15ème à la race était un adversaire dangereux pour Daniil, qui a su l’écarter en 3 sets et a évité ainsi un match marathon.

Si cette victoire peut paraître anodine pour un joueur de ce standing, elle permet néanmoins au joueur russe de prendre davantage de confiance sur terre battue. Lors des derniers Masters de Madrid et de Rome, il n’avait pas caché sa frustration de jouer sur cette surface. Mais on constate déjà lors de ce premier match de nettes améliorations dans ses déplacements sur le court Philippe Chatrier.

Un tableau dégagé

Maintenant qu’il a débloqué son compteur de victoire à Paris, jusqu’où peut-il aller ? Son statut de numéro 2 mondial lui a permis de figurer dans la seconde partie du tableau, et d’éviter ainsi les deux grands favoris à la victoire finale, à savoir Rafael Nadal et Novak Djokovic.

Ainsi la route lui semble dégagée pour atteindre la deuxième semaine du tournoi, puisqu’il ne rencontrera pas de joueurs classés dans le top 30 avant cette échéance. En huitième de finale, il risque de retrouver Cristian Garin, contre qui il s’était incliné à Madrid.

Le joueur chilien est plus expérimenté que lui sur terre battue – il a notamment remporté le tournoi de Santiago cette année – mais son expérience limitée en Grand Chelem pourrait profiter à Daniil, plus habitué à jouer des matchs importants au meilleur des 3 sets.

Une fois en quarts, notre joueur russe sera obligé d’affronter des gros clients pour atteindre la finale : d’abord Stefanos Tsitsipas, puis Alexander Zverev. Avec sa belle saison sur terre battue, le joueur grec fera office de favori. Mais Medvedev peut compter sur la confiance engrangée lors de ses précédentes confrontations face à Tsitsipas : 6 victoires en 7 matchs, dont la plus récente en 3 sets en demi-finale du dernier Open d’Australie.

Face à Zverev – potentiel adversaire en demi- finale – il ne pourra se reposer sur le même taux de réussite puisque l’allemand mène 5 à 4 dans leurs confrontations sur le circuit. Néanmoins, c’est Medvedev qui a remporté leurs 3 derniers matchs, sa dernière défaite face à Zverev remontant à 2019, et déjà sur terre battue à Monte-Carlo.

Un joueur habitué à monter en puissance

Depuis son premier match sur le circuit ATP en à Nice en 2016, Daniil Medvedev suit une progression constante. S’il n’a pas explosé au plus haut-niveau très jeune – comme l’a fait Alexander Zverev ou comme le fait actuellement Carlos Alcaraz – il est progressivement parvenu à franchir des paliers importants

Ainsi en 2017 il atteint sa première finale de tournoi ATP, en 2018 il remporte son premier tournoi sur le circuit, en 2019 il gagne son premier Masters 1000 et atteint sa première finale en grand Chelem. Enfin cette année, il réussit à se hisser à la place de numéro 2 mondial.

Il a ainsi prouvé sa régularité en remportant un troisième Masters 1000 l’année dernière, et en rejoignant Djokovic en finale de l’Open d’Australie cette année. La prochaine étape de sa carrière est désormais claire : remporter un Grand Chelem. Mais pour cela il devra battre – sauf surprise – Novak Djokovic ou Rafael Nadal en finale.

Battre ces 2 titans du tennis en finale de Grand Chelem semble être hors de portée pour Daniil Medvedev. Mais la confiance qu’il peut engranger lors de ce Roland Garros pourrait profiter au russe et contribuer à sa montée en puissance sur terre battue. De plus, les parcours difficiles de Nadal et Djokovic dans le haut du tableau pourraient rebattre certaines cartes.

Alors certes, un joueur qui vient seulement de gagner son premier match à Roland Garros ne pourrait faire office de favori à la victoire finale. Mais les fans de tennis se souviennent que ce ne serait pas la première fois qu’un tel exploit se produirait : Gustavo Kuerten a remporté Roland Garros alors qu’il n’avait jamais dépassé le premier tour, tout comme Rafael Nadal.

Image Flickr, Carine06

Naomi Osaka remet en question les conférences de presse

conférences de presse tennis Naomi Osaka

Naomi Osaka a annoncé qu’elle ne prendra part aux conférences de presse lors de Roland Garros. Cette décision divise le monde du tennis et remet en question le rôle des médias.

Naomi Osaka refuse les conférences de presse

La joueur japonaise a annoncé sur son compte Twitter qu’elle ne prendra part à aucune conférence de presse d’après match lors de la prochaine édition de Roland Garros. La principale raison invoquée suite à cette décision est qu’elle souhaite préserver sa santé mentale.

Selon elle, les questions des journalistes peuvent fragiliser sa confiance, et mettre ainsi en péril ses futures performances : “Nous sommes souvent assis là et on nous pose des questions auxquelles nous avons déjà répondu plusieurs fois. Ou on doit répondre à des questions qui font entrer le doute dans notre esprit.”

Naomi Osaka écrit également qu’elle acceptera de payer les amendes qu’elle devrait écoper en ne se présentant pas en conférence de presse. Lors des compétitions officielles du circuit, les joueurs ont en effet l’obligation de s’y rendre après leur match, gagné ou perdu. S’ils ne le font pas, ils risquent une amende pouvant s’élever à 20 000 dollars.

Des propos qui divisent le monde du tennis

Selon les dires de l’ancienne numéro une mondiale, les questions d’après-match des journalistes causeraient plus de mal que de bien aux joueurs. Le mental est en effet mis à rude épreuve lors des matchs de tennis, et on peut comprendre que les joueurs ne veulent pas s’imposer de nouvelles contraintes en dehors du terrain.

Mais ces conférences d’après-match font pourtant partie intégrante du système médiatique du tennis. Sans médias ni droits de diffusion, les revenus des parties prenantes du tennis seraient compromis, et les joueurs seraient les premiers à en souffrir.

Naomi Osaka pourrait ainsi se tirer une balle dans le pied – et dans celui des autres joueurs – si elle décide de se passer durablement de cet exercice. Si elle est aujourd’hui la sportive la mieux payée au monde avec 55 millions de dollars de revenu – dont la majorité provient de ses sponsors – c’est en grande partie grâce aux médias.

Un format potentiellement remis en question

Le tennis est le seul sport à imposer ce rituel après les matchs. La fréquence de ces conférences couplée à la redondance des questions des journalistes conduisent à des prises de parole souvent monotones.

Les joueurs sont désormais habitués à cet exercice et savent comment éviter les faux-pas. Les réponses sont de plus en plus standardisées et apportent peu d’éléments solides aux journalistes.

Alors quelle décision prendre ? Outre la suppression des conférences d’après-match, des alternatives sont possibles, comme par exemple une interview d’après-match avec un seul journaliste, où la parole serait plus libérée.

On pourrait également imaginer un meilleur contrôle des journalistes en conférence d’après match. Le cas d’Hubert Hurkacz au dernier Masters de Monte-Carlo soulève quelques questions à propos du travail des médias. Le joueur polonais avait dû se présenter en conférence de presse alors qu’aucune question ne lui avait été posée.

Image Flickr, Bill Walsh

Carlos Alcaraz peut-il assurer la relève du tennis espagnol ?

A tout juste 18 ans, Carlos Alcaraz attire l’attention de tous les observateurs du tennis. Alors qu’il commence à s’imposer sur le circuit, beaucoup voient déjà en lui un potentiel successeur à Rafael Nadal.

Révélé en 2020, confirmé en 2021

Joueur très précoce, Carlos Alcaraz attire l’attention dès 2018 en remportant son premier point au classement ATP à l’aube de ses 15 ans. Depuis, le jeune espagnol suit une progression constante : premier match gagné en Challenger en 2019, premiers titres Futures début 2020, premier match gagné sur le circuit professionnel en février 2020 à l’ATP 500 de Rio, puis premiers titres Challengers lors de la reprise du circuit.

Après avoir reçu le prix de révélation de l’année décerné par l’ATP, il se qualifie en début d’année pour l’Open d’Australie et remporte son premier match en Grand Chelem. Ce mois-ci, il remporte son premier match en Masters et parvient ainsi à se hisser dans le top 100 mondial, dont il est le benjamin.

Cette ascension folle au plus haut-niveau rappelle de bons souvenirs aux espagnols, et fait naître l’espoir d’un successeur digne de ce nom à Rafael Nadal. Car si le tennis masculin ibérique vient de connaître une période glorieuse grâce à sa principale vedette, il n’a cependant pas réussi à faire émerger de nouveaux champions

Nadal a-t-il caché les carences du tennis espagnol ?

Depuis son premier sacre à Roland Garros en 2005, Nadal concentre tous les exploits du tennis espagnol. Pourtant, de nombreux compatriotes de la même génération ont réussi à se faire une place au plus haut niveau : David Ferrer, Feliciano Lopez, Fernando Verdaco, Roberto Bautista-Agut, Tommy Robredo en sont les principaux représentants.

Ces joueurs aujourd’hui trentenaires – certains même retraités – ont tous participé à cette émulation du tennis espagnol. On retrouve ainsi régulièrement plus d’une dizaine d’espagnol dans le top 100 du classement ATP, avec même des pics à 15 joueurs en 2008 et 2015.

Mais malgré une génération riche en talents, peu d’entre eux ont réussi à s’imposer dans les principaux tournois. Outre Nadal, seul David Ferrer a réussi à s’imposer durablement dans le top 10 mondial.

On constate ensuite un certain trou générationnel dans le tennis ibérique, particulièrement entre Rafael Nadal et Carlos Alcaraz. Parmi les joueurs espagnols nés dans les années 90, Pablo Carreño-Busta est le seul à avoir tutoyé les sommets, avec notamment deux demi-finales à l’US Open.

Quelles sont donc les raisons de ce trou d’air ? Certains “accuseront” le Big 3 d’avoir cannibalisé tous les grands titres et d’avoir sacrifié une génération de joueurs. D’autres constateront certains manquements dans la formation espagnol, mais aussi un exil des coachs du pays très prisés par les joueurs d’autres nations.

Une nouvelle génération poussée par la fédération

Le tennis masculin espagnol n’a ainsi pas connu de période creuse depuis presque 30 ans, et la fédération espagnole a pris des mesures ces 5 dernières années pour se maintenir au plus haut niveau.

En reprenant les rênes du tennis espagnol, Miguel Díaz Román a pris des mesures pour soutenir de jeunes joueurs. Les bourses octroyées à ces jeunes athlètes sont ainsi passées de 80 000 euros en 2016 à 525 000 en 2020. Mais il a aussi aidé les tournois locaux, en particulier ceux des échelons inférieurs, à savoir les Futures et les Challengers. En multipliant le nombre de ces tournois en Espagne, cela participe à réduire les frais des joueurs locaux qui ont moins de déplacements à réaliser.

Ces mesures ont ainsi permis l’émergence d’une nouvelle génération qui éclot aujourd’hui au plus haut niveau : Alejandro Davidovich Fokina, Pedro Martínez, Jaume Munar ou encore Carlos Alcaraz.

Ce dernier considéré comme “la lumière pour le tennis de demain” a donc une lourde responsabilité sur ses épaules. Son principal obstacle dans sa carrière sera sûrement les joueurs de la Next Gen plus affûtés et habitués à jouer les membres du Big 3.

Pour progresser, il peut compter sur les services de Juan-Carlos Ferrero comme entraîneur. Mais il devra surtout affronter les plus grands pour entrer dans une nouvelle dimension.

Image, @ATPChallenger