Sans jouer, Novak Djokovic décroche un nouveau record détenu par Federer

Le Serbe Novak Djokovic continue d’écrire l’histoire en établissant un nouveau record, sans avoir eu besoin de prendre une raquette cette semaine : 860 semaines passées dans le Top 5 du classement ATP, un total inédit qui dépasse celui de Roger Federer (859). Il devance également Rafael Nadal, troisième avec 837 semaines.

Ce chiffre est une nouvelle preuve de la longévité hors-norme de Djokovic au plus haut niveau. Encore classé n°4 cette semaine, il a passé près de la moitié de ces 860 semaines à la première place mondiale (428), un autre record qu’il détient. Au total, il a évolué près de 70 % du temps dans le Top 2 et presque 96 % dans le Top 4, confirmant une domincation inégalée sur le circuit.

Djokovic ne compte pas s’arrêter là. Avec 939 semaines dans le Top 10, il se rapproche d’un nouveau record détenu par Federer (968). S’il maintient son niveau actuel, le Serbe pourrait s’en emparer dès la fin de l’année.

À 38 ans – bientôt 39 en juin – Djokovic continue d’accumuler les performances historiques, sans forcément gagner des titres ou affronter les meilleurs joueurs de moment, même s’il a battu cette année le numéro un mondial actuel à l’Open d’Australie en début d’année.

L’ancienne coach d’Iga Swiatek dévoile les coulisses de la joueuse

La numéro mondiale Iga Swiatek entame une nouvelle étape de sa carrière en s’associant à l’entraîneur Francisco Roig, succédant à Wim Fissette à l’approche de la saison sur terre battue. Leur collaboration débute au Porsche Tennis Grand Prix, où la Polonaise est tête de série n°3. L’objectif immédiat n’est pas seulement les résultats, mais la construction d’une relation de travail solide.

En parallèle, son ancienne manager, Paulina Wojtowicz, a dressé le portrait d’une joueuse « exigeante » mais « très humble ». Elle souligne que Swiatek, malgré ses succès, n’a pas toujours conscience de son statut, illustré par son incrédulité en apprenant la présence de Bill Gates à l’un de ses matchs.

Wojtowicz insiste également sur l’importance de deux membres clés de son entourage : la psychologue Daria Abramowicz et le préparateur physique Maciej Ryszczuk, qui pourraient rester à ses côtés sur le long terme. Abramowicz fait toutefois l’objet de critiques, certains estimant son influence excessive depuis le départ de précédents entraîneurs.

Malgré ces débats, Swiatek reste une joueuse majeure avec six titres du Grand Chelem, dont plusieurs à Roland-Garros. Elle vise désormais un Career Grand Slam, auquel il ne lui manque que l’Open d’Australie. Toutefois, sa domination sur terre battue a été contestée récemment, notamment par Aryna Sabalenka, ce qui laisse planer une incertitude avant les prochaines échéances.

Eva Lys renoue avec la victoire après trois mois sans gagner

La joueuse allemande Eva Lys a signé un retour remarqué lors du Porsche Tennis Grand Prix en battant son amie et rivale Paula Badosa. Menée un set et un double break (2-6, 1-4), Lys a renversé la situation pour s’imposer 2-6, 7-5, 6-4, décrochant ainsi sa première victoire depuis janvier après plusieurs mois compliqués marqués par une blessure au genou.

À l’issue du match, la joueuse de 24 ans s’est immédiatement excusée auprès de Badosa au filet, consciente de la difficulté de battre une amie proche. Elle a ensuite salué son adversaire, soulignant son talent et son expérience, tout en exprimant son respect.

Cette victoire est d’autant plus importante pour Lys qu’elle revenait d’une période sans succès, entre éliminations précoces et absence de compétition. De son côté, Badosa traverse également une phase délicate, freinée par des blessures à répétition qui l’ont fait chuter au classement.

Très émue, Lys a confié ne pas s’attendre à un retour aussi rapide au premier plan. Elle a expliqué avoir progressivement retrouvé son rythme au fil du match, sans se focaliser sur le score. Ce succès représente une récompense après des mois de travail pour retrouver la forme physique et le niveau de jeu.

Grâce à cette performance, Lys affrontera désormais Elina Svitolina avec une place en quarts de finale en jeu.

Alcaraz, l’arme rare qui pourrait le rapprocher des records de Djokovic selon Rick Macci

Carlos Alcaraz aborde le Masters 1000 de Monte-Carlo avec un léger goût d’inachevé après son élimination précoce à Miami face à Sebastian Korda. Un accroc qui tranche avec son début de saison impressionnant, marqué par 16 victoires consécutives, un titre à l’Open d’Australie — synonyme de Grand Chelem en carrière — puis un sacre à Doha.

Malgré ces récents revers, l’Espagnol reste le joueur à battre sur le circuit ATP. Et pour certains observateurs, son potentiel dépasse même celui de ses contemporains. Rick Macci, ancien coach de Serena Williams, voit en lui un candidat crédible pour rivaliser un jour avec les 24 titres du Grand Chelem de Novak Djokovic.

Selon lui, la grande force d’Alcaraz réside dans une qualité rare : sa capacité d’adaptation. « Sa meilleure surface est celle sur laquelle il joue », résume l’Américain, convaincu que cette polyvalence pourrait lui permettre d’empiler les titres majeurs.

À seulement 22 ans, Alcaraz en compte déjà sept, là où Djokovic n’en avait remporté qu’un seul au même âge. De quoi nourrir les comparaisons.

En attendant, le numéro un espagnol s’est déjà tourné vers la saison sur terre battue, avec une préparation entamée à Murcie. Tête de série numéro un à Monte-Carlo, où il est tenant du titre, il tentera de relancer la machine dès la semaine prochaine.

Alcaraz en finale de l’Open d’Australie au terme d’un match épique face à Zverev

Carlos Alcaraz a signé l’un des plus grands exploits de sa carrière en se qualifiant pour sa première finale de l’Open d’Australie après une victoire épique face à Alexander Zverev en cinq sets (6-4, 7-6, 6-7, 6-7, 7-5) et plus de cinq heures de combat. Gravement diminué physiquement, l’Espagnol a dû surmonter la maladie, des crampes et une douleur à la cuisse qui l’ont laissé presque incapable de se déplacer au milieu du match.

Visiblement mal en point dès le troisième set, Alcaraz a même été malade sur le court à deux reprises. Son état a suscité la polémique lorsque Zverev a contesté le temps mort médical accordé à son adversaire, estimant qu’il s’agissait uniquement de crampes. Malgré cela, le match a basculé à plusieurs reprises, donnant un aspect de plus en plus dramatique à la rencontre.

Alors que Zverev semblait avoir pris l’ascendant mental et physique, particulièrement après avoir remporté les troisième et quatrième sets, et surtout, après avoir breaké d’entrée dans le cinquième set. Soutenu par le public, Alcaraz est parvenu à inverser la tendance dans un dernier set haletant, où il a pu se procurer de nombreuses balles de break.

Zverev, pourtant solide et agressif dans les moments clés, n’a pas réussi à conclure lorsqu’il servait pour le match, à 5-4 pour lui. Alcaraz a saisi sa chance, débreaké, puis conclu la rencontre sur un coup droit en course spectaculaire, s’effondrant au sol dans une explosion de joie.

Cette victoire, comparable à son retour miraculeux en finale de Roland-Garros l’an dernier, confirme le mental hors-norme d’Alcaraz, désormais en route vers une finale à Melbourne, face à son plus grand rival Jannik Sinner, où la légende Novak Djokovic.

Pat Rafter défend Coco Gauff : « exprimer sa frustration n’est pas forcément négatif »

La polémique autour de la vie privée des joueuses s’est intensifiée après la diffusion d’images montrant Coco Gauff fracassant sa raquette en coulisses lors de l’Open d’Australie. Battue sèchement par Elina Svitolina en quarts de finale (6-1, 6-2), l’Américaine a vécu un match très difficile, marquée par un service inefficace et un coup droit défaillant. Frustrée, elle a tenté de s’isoler hors caméra pour évacuer sa colère, sans succès : la scène a été filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux.

En conférence de presse, Gauff a dénoncé le manque d’intimité accordé aux joueuses, estimant avoir cherché un endroit à l’abri des caméras. Un point de vue partagé par la numéro 2 mondiale Iga Swiatek, qui a regretté une surveillance excessive des joueuses en dehors du court.

Ancien numéro 1 mondial, Pat Rafter s’est exprimé sur le sujet en rappelant qu’un espace privé existe déjà : le vestiaire. Selon lui, les joueuses doivent être plus vigilantes quant aux lieux choisis pour se défouler. L’Australien a toutefois défendu le fait de laisser parfois exploser sa frustration, estimant que briser une raquette peut servir de « reset » mental après un set compliqué.

Rafter nuance néanmoins : si cet exutoire peut être bénéfique ponctuellement, il devient contre-productif s’il est répété. Dans le cas de Gauff, il comprend sa réaction et souligne qu’elle a justement cherché à ne pas montrer ce comportement sur le court afin de préserver son image et celle du tennis auprès des plus jeunes.

Serena Williams de retour sur le circuit : « C’est en train d’arriver »

Les rumeurs d’un retour spectaculaire de Serena Williams sur les courts prennent de l’ampleur. Âgée de 44 ans, la légende du tennis féminin n’a plus disputé de match officiel depuis sa défaite au troisième tour de l’US Open 2022 face à Ajla Tomljanovic, après laquelle elle avait officiellement acté sa retraite auprès de l’International Tennis Integrity Agency (ITIA).

Pourtant, sa réintégration du groupe de contrôles antidopage de l’ITIA avant octobre 2025 a relancé toutes les spéculations. Une telle démarche implique des contraintes lourdes — localisation quotidienne et contrôles inopinés — rarement acceptées par des joueurs retraités. Pour plusieurs observateurs, ce choix ne laisse guère de doute sur ses intentions. Le journaliste Ben Rothenberg a même affirmé : « C’est en train d’arriver ».

Si Serena Williams a d’abord démenti fermement sur les réseaux sociaux, son discours s’est révélé beaucoup plus ambigu lors d’une interview télévisée aux États-Unis, où elle a reconnu ne pas exclure un retour. Elle a également été aperçue récemment en Floride à l’entraînement avec l’ancien joueur Jesse Levine.

Selon la date exacte de sa réintégration dans le programme antidopage, Williams pourrait être éligible dès les tournois d’Indian Wells et de Miami. Un retour en double mixte à l’US Open, potentiellement aux côtés de sa sœur Venus, est évoqué, mais son niveau d’entraînement actuel suggère des ambitions plus élevées.

D’après le Telegraph, Serena penserait même pouvoir rivaliser avec la génération actuelle et viser des titres, y compris en simple. Une hypothèse renforcée par Jim Courier, convaincu qu’un retour, sous une forme ou une autre, est inévitable.

Swiatek monte au créneau : “Les joueurs ne sont pas des animaux de zoo”

Iga Swiatek a vivement pris la défense de Coco Gauff après la diffusion virale d’une scène hors court montrant l’Américaine brisant sa raquette, frustrée après sa lourde défaite en quarts de finale de l’Open d’Australie face à Elina Svitolina (1-6, 2-6 en 59 minutes).

Mal en point dans son match (5 doubles fautes, 26 fautes directes, seulement 3 coups gagnants), Gauff a laissé exploser sa colère une fois sortie du court, pensant ne pas être filmée. La séquence a pourtant été captée… et est rapidement devenue virale.

Interrogée à ce sujet après sa propre élimination contre Elena Rybakina, Swiatek a dénoncé le manque de vie privée des joueurs, posant la question : “Sommes-nous des joueurs de tennis ou des animaux de zoo ?” La Polonaise estime que les athlètes devraient être observés sur le court et en conférence de presse, pas dans chaque moment intime, en particulier en dehors du court.

Pour Swiatek, le rôle d’une joueuse n’est pas de devenir un « mème », mais de jouer, performer et répondre aux médias. Une prise de position tranchée et amère après être sortie en quarts de l’Open d’Australie.

Novak Djokovic s’avoue vaincu face à Lorenzo Musetti à l’Open d’Australie

Novak Djokovic s’est qualifié pour les demi-finales de l’Open d’Australie dans des circonstances inhabituelles, marquées par une déclaration peu commune du Serbe. Mené deux sets à zéro (4-6, 3-6) par le n°5 mondial Lorenzo Musetti, Djokovic semblait proche de l’élimination. Cependant, le match a basculé lorsque l’Italien s’est blessé à l’aine au début du troisième set. Malgré une intervention médicale, Musetti n’a pas pu continuer, offrant ainsi la victoire à Djokovic.

Après la rencontre, Djokovic a surpris en affirmant que Musetti était le véritable vainqueur du match, reconnaissant qu’il avait été « de loin le meilleur joueur » avant sa blessure.

Ce scénario rappelle celui du tour précédent, où son adversaire Jakub Mensik avait également abandonné sur blessure, avant même de disputer la rencronte. À 37 ans, Djokovic bénéficie d’un concours de circonstances favorable, mais sait qu’il devra élever son niveau de jeu pour atteindre finale, voir même décrocher un 11ᵉ titre à Melbourne et un 25ᵉ Grand Chelem historique.

« Nous, les femmes, on est plus résistantes que les hommes » ironise Sabalenka

Aryna Sabalenka s’est qualifiée avec facilité pour les demi-finales de l’Open d’Australie 2026 en dominant la jeune Américaine Iva Jovic (6-3, 6-0). Solide et agressive, la numéro 2 mondiale a livré l’une de ses prestations les plus maîtrisées du tournoi malgré des conditions climatiques éprouvantes à Melbourne. Satisfaite de son niveau, la Biélorusse a salué le talent de son adversaire, tout en soulignant l’importance de rester concentrée pour maintenir une telle constance au plus haut niveau.

La rencontre s’est disputée sous une chaleur intense, dans un stade initialement ouvert. Le toit a finalement été partiellement fermé pour offrir de l’ombre, une décision accueillie avec humour par Sabalenka, qui a plaisanté sur la résistance des joueuses face à celle des hommes, tout en rappelant l’importance de la protection de la santé des athlètes.

En conférence de presse, Sabalenka est également revenue sur l’interdiction de porter un capteur WHOOP en Grand Chelem, pourtant autorisé sur le circuit WTA, espérant une évolution du règlement. En demi-finale, elle affrontera Elina Svitolina, victorieuse face à Coco Gauff en quarts de finale.