La polémique autour de la vie privée des joueuses s’est intensifiée après la diffusion d’images montrant Coco Gauff fracassant sa raquette en coulisses lors de l’Open d’Australie. Battue sèchement par Elina Svitolina en quarts de finale (6-1, 6-2), l’Américaine a vécu un match très difficile, marquée par un service inefficace et un coup droit défaillant. Frustrée, elle a tenté de s’isoler hors caméra pour évacuer sa colère, sans succès : la scène a été filmée et largement relayée sur les réseaux sociaux.
En conférence de presse, Gauff a dénoncé le manque d’intimité accordé aux joueuses, estimant avoir cherché un endroit à l’abri des caméras. Un point de vue partagé par la numéro 2 mondiale Iga Swiatek, qui a regretté une surveillance excessive des joueuses en dehors du court.
Ancien numéro 1 mondial, Pat Rafter s’est exprimé sur le sujet en rappelant qu’un espace privé existe déjà : le vestiaire. Selon lui, les joueuses doivent être plus vigilantes quant aux lieux choisis pour se défouler. L’Australien a toutefois défendu le fait de laisser parfois exploser sa frustration, estimant que briser une raquette peut servir de « reset » mental après un set compliqué.
Rafter nuance néanmoins : si cet exutoire peut être bénéfique ponctuellement, il devient contre-productif s’il est répété. Dans le cas de Gauff, il comprend sa réaction et souligne qu’elle a justement cherché à ne pas montrer ce comportement sur le court afin de préserver son image et celle du tennis auprès des plus jeunes.
